Je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager le coucher de soleil d'hier soir :
Je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager le coucher de soleil d'hier soir :
J'ai déjà parlé d'un certain nombre de fougères présentes sur la commune, ICI et LA.
Voici le moment de vous en faire voir une autre ; on peut observer en ce moment sur les talus ombragés, et deans les coins forestiers un peu humides, des drôles de spirales de ce type :
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Ces élégantes crosses sont le témoin du lent déploiement des frondes (feuilles) fertiles d'une curieuse fougère, le blechne à épi. Ce nom bizarre est celui d'une plante qui a la particularité d'avoir deux types de frondes : certaines stériles, et d'autres fertiles.
Les frondes stériles sont plus larges et s'étalent à partir de la souche de la fougère ; les frondes fertiles, plus délicates, se dressent à la verticale.
Si, pour l'instant, le blechne ressemble à ceci...
...à terme, il ressemblera à cela :
Le jaune est la couleur que le plus grand nombre d'insectes voit le mieux ; c'est la raison pour laquelle on retrouve cette couleur dans un grand nombre de plantes appartenant à des familles très différentes, par exemple :
Piloselle (famille des Composées), reconnaissable, entre autres,
aux poils présents sur toutes les parties de la plante.
Millepertuis à feuille de linaire (famille des Hypéricacées).
Les feuilles des millepertuis contiennent des glandes transparentes,
qui leur donnent un aspect perforé.
Les huiles essentielles de ces glandes sont à l'origine des propriétés médicinales de ces plantes.
Renoncule
rampante (famille des Renonculacées),
une des plantes les plus communes de notre flore.
Rorippe amphibie (famille des Crucifères). Les fleurs des Crucifères ont quatre pétales en croix,
d'où le nom de cette famille.
On retrouve en particulierbeaucoup de fleurs jaunes dans la famille des Légumineuses ; si les pois, haricots, fèves qui appartiennent à cette famille n'ont pas de fleurs jaunes, ce n'est pas le cas de l'ajonc ou du genêt :
La fleur du genêt à balai ; notez le
style (l'organe portant le stigmate, piste d'atterrissage à insectes),
enroulé en spirale
Le genêt
des Anglais, présent ça et là sur Saint Thurial.
Il présente plusieurs grosses différences avec son cousin à balai :
plus grêle, il a également des feuilles ovales, appliquées sur la tige,
des épines (et son style n'est pas enroulé)
Avec le printemps, les animaux se parent de leurs couleurs d'apparat, pour attirer leur partenaire dans la grande loterie du brassage génétique. Les oiseaux exhibent depuis longtemps leurs couleurs plus ou moins chatoyantes, en chantant plus ou moins mélodieusement ; les insectes, ayant besoin de plus de chaleur pour mettre la machine en route, se montrent pour la plupart plus tardivement.
Ainsi, les premières demoiselles sont sorties ; je n'ai vu pour l'instant que des Calopteryx sur Saint Thurial. Ce sont des insectes qu'il est aisé de repérer à proximité des cours d'eau, en raison de leur aspect métallique et de leur vol papillonnant :
A côté de ces brillants odonates (la famille des libellules et des demoiselles), les papillons du jour peuvent sembler ternes :
La première méiltée de l'année : la mélitée du plantain
Le point de Hongrie, avec sa ligne continue de petits points blancs près de la marge de l'aile
Mais ce serait compter sans ceux que je vous ai déjà montrés ICI ; je développerai un peu plus les papillons dans un autre billet.
Enfin, je ne résiste pas au plaisir de vous montrer un lézard vert, probablement femelle, à l'ornementation beaucoup plus contrastée que celui du billet sur les reptiles (qui était un mâle, je pense, bien qu'il n'ait pas la gorge bleue) :
Salut à tous ! voici les réponses à mes petits devinettes : comme beaucoup l'avaient deviné, les deux premières concernent un orvet et une vipère péliade.
La troisième est une belette que j'ai croisée mardi dernier. J'étais plutôt en recherche de serpents et marchais donc discrètement lorsque je vis un petit bout de machin qui sortait d'un trou en plein milieu du chemin. Je m'arrête, je me positionne pour pouvoir prendre une photo, en me disant : "pff, un micromammifère, ça bouge trop vite et 'y a pas de lumière, ça sera flou", et puis je vois ça qui sort :
Et elle n'est même pas trop floue !
C'était un bon moment, ce n'est que ma deuxième obs de belette à Saint Thurial.
Tant que j'y suis, pour distinguer une hermine d'une belette : la délimitation entre le brun et le blanc est irrégulière chez la belette, alors que c'est un trait bien déliimité chez l'hermine (voir par exemple ICI), la bellette a par ailleurs une petite tache marron en bas de la joue (qu'on devine sous la joue droite sur ma photo) absente chez l'hermine, qui est par ailleurs plus grande avec une queue beaucoup plus longue et touffue que chez sa cousine ; et, bien sûr, à l'extrémité noire. Ah oui, et l'hermine a le bout des pattes blanc. Pas toujours facile de le voir quand elles passent en un éclair ! C'est potentiellement plus facile en hiver, une partie des hermines arborant leur pelage d'hiver blanc (seul le bout de la queue reste noir), la belette ne devenant blanche que dans les pays du nord.
L'Association Nature à Saint Thurial est née !
La Parvole, ou comment diminuer l'impact des routes sur les amphibiens !